Fanfiction Warcraft III

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La Geste de Lof..Vol..Vlof Vlofsonson

Par Shmilblix & Touffu

Introduction

Chapitre 1 : Le Grand Départ

Chapitre 2

Chapitre 3 : le Village Elfique

Chapitre 4

L'histoire commence à Dummanibouffagogo, la capitale des dieux de la planète Blizzou, dans la salle du conseil des dieux...

Ïe était le chef des dieux. Il était pour l'instant assis sur son trône au fond de la salle. Tous les dieux présents avaient la main sur le menton et donnaient l'air de s'ennuyer furieusement.

«Que faisons-nous? demanda Ïe.

- Je m'ennuie... J'ai une idée, clama Elentor, nous allons introduire des tas de nouvelles races dans notre terrain de jeu !

- Oui! et un ennemi maléfique !»

Un des dieux présents leva la main. C'était un dieu mineur de l'agriculture, et il n'était pas très aimé de ses prochains, dont l'appétit vorace se tournait plus vers le vin et la viande, et ne pouvaient pas avaler un seul représentant de cette "bouffe de lapin".

«On pourrait introduire des elfes, vous savez, j'en ai entendu parler, dans le dix septième univers connu.

- Oui... et on pourrait mettre aussi des genres de taureaux, des trolls plus intelligents et indépendants, jveux dire, pas à la solde des orcs.

- Et mettre des morts-vivants !

- Ce serait bien, des morts-vivants comme méchants...

- Et des héros !

- Oui !

- Oui !»

Les dieux entre deux sirotages d'hydromel dessinaient ce qu'ils voulaient créer sur des petits calepins magiques. Déjà se profilaient les gnomes, peuple très petit, les nains un peu plus grands, les elfes, bien sûr, les taureaux, appellés Tauren...

«Hmm... faudrait pondre quelques légendes et mythes. Et des héros... Et... des complots maléfiques !

- Le méchant, on l'appellerait Archimonde !

- On va rire !»

Ils se tournèrent vers la Table du Jeu, une immense représentation de la planète Blizzou, qui est cubique (et oui les dieux sont joueurs). Cette table était immense, et au dessus d'elle se promenaient des étiquettes avec les noms des héros de toutes races. lorsqu'on cliquait sur une des étiquettes, une petite fenêtre s'ouvrait devant le dieux montrant ce que faisait exactement le héros concerné.

Le dieu Ïe, grand dieu majeur, tapa sur l'étiquette qui affichait "Dündashix". Le héros gladouillait dans un hamac dans son camp, Ïe plissa les yeux, fit un petit signe de la main, et tout de suite autour de l'aventurier une dizaine de squelettes sortirent de terre. L'homme sorti son bourdon de mage et le fit tournoyer, prêt à un combat. Ïe se désintéressa du combat et se tourna vers l'assemblée.

«J'en un bon héros là : il s'appelle Hargan, c'est un nain... dit un dieu de la guerre.

- Il nous en faut plus. Aggrandissons notre terre ! » Ïe étendit les mains.

Et tout de suite la table grandit, grandit, devint immense ! Les montagnes apparaissaient, les lacs et les rivières, ainsi que les villes, peuplées de gens qui semblaient certains d'avoir eu une enfance normale et qui ne se doutaient pas qu'il était nés il y a dix secondes. Des étiquettes apparaissaient, là où des héros venaient au monde. Un autre signe de la main fit apparaître une grande forêt avec un gigantesque arbre au centre. On distinguait eux continents bien distincts

«Les elfes se placeront ici, ici et là. Les...»

Lorsque toutes les races furent placées, Ïe se releva, solonel. Il avait la mine d'un type qui venait d'utiliser une grande puissance magique. Des dieux s'en vinrent a se demander si on pourrait pas lui lancer un éclair dans le dos, histoire de devenir dieu en chef.

«Et maintenant, le monde est, la légende peut commencer. Attendons la naissance du Héros et de son fidèle compagnon, nettoyez les dés, buvez tout votre soûl! Je vous promet des années de détente à suivre l'évolution de ces deux héros à travers les pièges hostiles que je vais dresser !»
«Huuh.... hem.. où suis-je ?»

Vlof Vlofsonson se livra à l'opération compliquée qui précède toutes pertes de conscience : où suis-je ? qui suis-je ? pourquoi y'a ma jambe qu'est à côté de moi ? ah non c'est un pieds de lit. Suis-je entier ? Arggh... je sens comme un poids sur mes jambes... ça bouge ! !

Un gros machin qu'il n'arrivait pas a aperçevoir se déplaçait sur ses jambes... Sûrement un putain d'gros monstre qui vous pondent des oeufs dans le ventre se dit-il. Lentement, une énorme tête hérissée entra dans son champs de vision, et deux grands yeux jaunes aux pupilles fendues le fixèrent froidement, tandis qu'une bouche garnie de longs crocs acérés s'entrouvrait, laissant échapper une haleine digne des pieds des plus grands sportifs.

«Miaou ?»

La tension retomba. Vlof se releva d'un bond, envoyant voler le chat noir par la fenêtre dans un vol plané à la grâce d'un autre âge, détente féline avec la souplesse du vent et la rapidité du tonerre, instant d'éternité au zénith de sa trajectoire, avant de retomber dans une poubelle. Sortant lentement du brouillard, Vlof tenta de se rappeller l'évènement de la veille. Des lambeaux de souvenir passaient dans sa mémoire ; des verres, des rires, quelques coups de poignard. Il avait bu, ça oui ! Puis c'était un peu flou. Il regarda autour de lui, et aperçut avec horreur quelqu'un dans le lit. Enfin... une grande bosse de forme humaine. Il s'approcha, attrapa la couette, et tira d'un coup sec. Son armure.

«Je devais être vraiment bourré pour faire ça... huh...»

Comme il se doit le lendemain de toute cuite qui se respecte, il se bousilla le petit orteil dans un des pieds du lit, tituba jusqu'à la porte en boîtant et en murmurant des jurons à faire pâlir un...lapin ou un autre petit rongeur du genre, se cogna dans l'entrebaillement, tomba dans le couloir et se releva. Il commença à arpenter l'étroit couloir rose. ça et là se tenait des armures dont on avait apparement fait une utilisation plus qu'intensive.

Une porte s'ouvrit devans lui. Une femme en sortit, vêtue de la tenue classique des femmes de chambres d'hôtel de Tankle Maürpokle*, à savoir le pantalon noir, la cotte de maille rouillée et l'épée courte**. Elle se tourna vers lui, verdit, hurla et partit en glapissant dans l'escalier. Vlof baissa les yeux sur son anatomie dévoilée et érigée et lâcha un :

«oups»


Il s'apprêtait à enfiler quelques vêtements légers pour descendre prendre un petit déjeuner mais, se ravisant, il préféra vêtir toute son armure, car on était jamais prudent dans cette ville de dingues. Il sortit de l'hôtel où ses errances l'avaient fait s'installer depuis quelques mois, se dirigea d'un pas habitué vers la rue des Tous-Petits-Dieux, où trônait (ou plutôt s'étalait mollement) son restaurant habituel. Il s'approcha de la porte, voulu tourner la poignée (qui en passant était à moitié arrachée, avec une main encore crispée dessus), mais elle ne s'ouvrait pas. C'est alors qu'il remarque le panneau sur la porte. Il disait "pourre cauze de suisside, le restorent è fairmmez". Il sourit. Dans Tankle Maürpokle, il y avait très peu de crime, mais beaucoup de suicide. Par exemple, dire à un nain qu'il cadre bien avec son jardin, c'est un suicide. Aussi, on peut se suicider en faisant remarquer à un troll qu'il n'a pas un poil sur le caillou, ou encore en disant que c'est pas juste que les mages payent pas d'impôts...

«Bon tant pis j'irai dans cette taverne naine là-bas»

C'était la plus grosse erreur de sa vie, mais chut, ne le lui dites pas ! ! Il poussa la porte de la taverne, sans doute un peu fort car la porte tomba de ses gonds déjà bien usés et s'écrasa sur le plancer vermoulu dans un grand fracas, se brisant en à peu près 1000 morceaux****. Les quelques nains accoudés pour prendre leur petite cuite du matin relevèrent la tête. En entrant, Vlof se cogna la tête contre le plafond. Les nains, peuple très petit, étaient persuadés que 1m50 est la hauteur convenable à tous plafond. Vlof alla s'accroupir sur une chaise haute au comptoir.

«Tavernier, un truc à manger s'il vous plait...»

Le tavernier eut l'air de réflechir un instant, puis sortit une brique de dessous le comptoir. Vlof attendit, croyant que s'était un dessous de plat.

«Heu... dit-il.

- Voilà du pain de nain***.»

Vlof regarda la brique. De près, on voyait quelques grains de gravier, une queue de rat, et -il déglutit- des balles de fusil.
Il regretta pendant toute sa vie ce qu'il s'apprête a dire devant vous :

«C'est quoi ce d'sous d'plat j'avais dit un truc a manger ! !»

Il n'aurait jamais dû dire ça (comme nous venons de le mentionner susditement). L'ambiance gela, l'athmosphère devint opressante. Un grincement métallique signifia qu'une hache de lancer venait de sortir de son fourreau retentit à l'intérieur de la gargote dans laquelle on aurait entendu voler une montre. Médire au sujet du pain de nain, c'était qualifié d'arrêt de vie sur-le-champ. Il eut juste le temps de se baisser lorsqu'une hache de lancer richement enluminée de rubis et d'arabesques de mithril légèrement usagée passa en sifflant près de son oreille. Ce fut le signal que tout le monde attendait. Des flèches, des cris, des pintes et autres projectiles improvisés fusèrent un peu partout. Vlof rampa jusqu'à la sortie pendant que retentissait le cri caractéristique d'une victime d'une hache de lancer richement enluminée de rubis et d'arabesques de mithril légèrement usagée lancée au petit bonheur.

Sorti de la taverne, il courut comme un dératé dans les rues de Tankle Maürpokle, trébuchant souvent, et bousculant les passants en leur hurlant dans les oreilles des EXCUSEZ MOI retentissants mais néanmoins sincères.

Il s'engouffra dans l'écurie la plus proche. Un vieux canasson gris-blanc aux genoux cagneux s'y trouvait. Il allait devoir quitter la ville. Il fallait s'y résigner, ou finir découpé en petit morceaux et servi dans une taverne naine dans des pains de nain.

«Mais je vais pas faire trois mètres sur ce truc qu'ils m'auront rattrapé...»

Il l'enfourcha et l'éperonna de toute son ardeur. Le cheval se démena alors de toutes ses forces et dépassa presque un vieillard unijambiste qui allait clopin-clopan dans la rue. les cris et jurons lui apprenaient que ses poursuivants s'approchaient dangereusement. Dans un élan d'impacience, il sortit le pain de nain qu'il avait tout de même emporté avec lui et (ne le dites pas à la SPA) l'exhiba sous les naseaux du cheval. Un reniflement plus tard, Vlof et son svelte destrier passèrent en trombe dans la Ruelle des Décapités.

Ainsi, face au soleil levant, il quitta la ville. Derrière lui, pestant, rageant, fulminant, haletant, et surtout pas très grands, les nains offensés essayèrent vainement de le rattraper. En forçant le galop, il les sema et partit dans l'aurore irisée.

Un garde vit la scène. Il donna un coup de coude à son collègue.

«Dis John, c'tait quoi c'truc ?

- Beuh rien qu'un pitchoun qui se barre en courant avec des nabots au fesses.

- Oui mais...

- Laisse tomber Fred. Viens plutôt à la distillerie de Jaklin avec moi.

- Bonne idée allons-y.

Et les deux hommes partirent.


*Elle est traversée par un fleuve tellement épais qu'on pouvait le taguer, même que si on voulait se suicider dedans on s'écrasait dessus.

**Au cas où un client aurait envie de se suicider, vous comprendrez plus tard.

***Le pain de nain est un pain spécial propre a la race naine, il est cuit avec a peu près tout ce qu'on peut trouver (sachant que les nains ne vivent que sous terre, celà en dit long sur certains ingrédients). La comestibilité reste en option. Les meilleures méthodes pour manger du pain de nain, ce sont :

1°)le regarder fixement (on oublie instantanément la faim)
2°)Le couper avec une hache magique +2000 dégâts (et encore c'est pas gagné)

****Désolé j'ai pas eu le temps de compter.
Après de longues journées d'errance à travers la plaine, Vlof arriva devant une forêt humide, lumineuse de l'opalescence de la réfraction irisée des rayons du soleil se levant sur les montagnes dans les gouttelettes cristallines de la rosée matinale, suspendues dans les branches émeraldines. L'atmosphère était bucolique, et le principal environnement sonore était des grondements monstrueux et inquiétants venant de l'estomac de Vlof, qui ne s'était nourri que de glands, de racines diverses et variées, et d'une botte (qu'il avala avec des touffes d'orties coincées dans les narines, à cause de l'odeur), tout en s'étant abondamment abreuvé du sang jaillissant des quatre dents qu'il s'était cassé en, surmontant ses peurs et bravant les dangers, en mordant dans du pain de nain (tentative désespérée comme vous vous en doutez). Son cheval était mort depuis longtemps, et il avait évidemment tenté de le manger mais, dès qu'il l'avait cuit et mâché, il éprouva une horrible sensation de malaise quant à son pauvre et fidèle serviteur et dut régurgiter son ex-destrier dans un trou de lapin (lequel riposta par un bombardement extrêmement précis avec des projectiles de type carotte calibre 9). Après ce cuisant échec, Vlof tenta de goûter à la mousse qui jonchait le sol. Résultats peu satisfaisant, la mousse est très mauvaise et provoque d'intenses douleurs gastriques et a tendance à être copieusement fournie en vers en tous genres, limaces et autres invertébrés qui donnent du piment à la vie et au pain de nain.

N'ayant plus rien à perdre (sauf sa vie et son chemin) il entra dans la forêt. Il était pratiquement certain qu'il trouverait quelques choses à se mettre sous la dent, et, à défaut, à se fourrer les narines pour avaler sa deuxième botte (bien que ce ne fût plus nécessaire, les orties l'ayant guéri de toute sensation olfactive, mais l'ayant aussi néanmoins gratifié de démangeaisons sans pareil.

Après de courtes errances dans lesquels entraient en action un écureuil curieusement habile au lancer de pierres, un ours affamé et un putois en mal d'amour qui était attiré par l'odeur qui se dégageait de la botte rescapée de Vlof, il arriva devant un curieux village de huttes en bois. Espérant y trouver quelque nourriture susceptible de combler son estomac vide comme un crâne de troll, Vlof déboula en courant entre les huttes. Leurs occupants, de sortes d'ours gigantesques, tournèrent des yeux intrigués vers lui, avant de l'attraper, de le ligoter, de l'enduire de sauce et de l'attacher au dessus d'un tas de bois dans l'intention évidente de faire de Vlof un substantiel repas, lequel criait et hurlait comme il est de bon ton en pareille circonstance.

«Laaiissseeezzzz mmmooooiiiii!!!

- Huhuhu, toi repas à nous maintenant !

- Mais c'est que je suis très indigeste ! J'ai été malade le mois dernier! Eeeeeeet...et pis en plus je suis enceinte !»

C'est alors que l'estomac de Vlof, complètement accablé par l'absence totale de nourriture hormis une botte en cuir de vachette qui semblait remonter à un temps fort fort lointain, émit un gargouillement digne de figurer dans les annales de Lordearon. Curieusement, les ours - qui s'appelaient Furbolgs - furent extrêmement effrayés par ce bruit incongru, et détalèrent sans demander leur reste. Vlof soupira. Une légère odeur de brûlé vint caresser sous ses narines. En se penchant, Vlof aperçut - à son grand désespoir - une torche jetée là sur le tas de bois au dessus duquel les nounours l'avait ligoté. Saisi de panique, il souffla de toutes ses forces sur la petite flammèche qui, vivifiée par l'apport d'air, s'étendit jusqu'au pot en terre contenant la graisse qu'utilisaient les Furbolgs. Vlof écarquilla les yeux et se mit à se trémousser dans tous les sens afin d'échapper à sa fin prochaine qui semblait inéluctable (du moins pour les lecteurs niek niek) et qui menaçait de prochainement le finir, comme toute fin prochaine qui se respecte. La branche sur laquelle il était attaché rompit sous ses efforts spasmodiques et Vlof tomba sur son arrière train... dans le feu.

Chers lecteurs, il est ici important d'observer et d'admirer la puissance motrice du corps humain en situations extrêmes. En effet, mû par une force incroyable de la part d'une personne qui n'a pas mangé grand-chose depuis deux semaines, Vlof sauta sur ses pieds et courut comme un dératé en lâchant des cris de guerres capables d'effrayer des armées entières (pieds et poings liés bien entendu). C'est là que j'ai une hypothèse à vous soumettre : les gens qui ont le feu au derrière foncent dans une direction, et dans 98% des cas ils foncent vers une rivière. Les 2% restants sont composés de deux idéologies : ceux qui foncent dans la cabane en bois au fond du jardin où sont entreposés les feux d'artifice ou les réserves de gasoil pour l'hiver, et ceux qui foncent sur leur belle-mère pour enfin obtenir gain de cause avec l'assurance-vie en soutenant la thèse de l'accident.

Bon d'accord là Vlof était sur une presqu'île et il n'avait ni kérosène ni belle-mère sous la main, mais quand même. Il atteignit la rivière et plongea dedans, éteignant du même coup le feu (avouez que vous vous y attendiez pas, heiiIIIIiiin ?). Malheureusement, le poids de son armure l'entraîna vers le fond. Il hurla sous l'eau :

"Pitié une bonne âme charitable pourrait-elle venir et, nonobstant une éternelle gratitude de ma part, m'extraire de cette étendue liquide dans laquelle la force d'Archimède me maintient par raison de la haute densité de mon armure ?"
Et justement, quelqu'un passait par là et endendit. "gloubluplogboulougploubloup"

Nous vous informons au passage que, depuis cet incident, les abords de cette rivière se sont transformés en un marais lugubre. Ce lieu maudit et déshérité n'est plus connu que sous le nom de Gué des Nécromants et, envahi par les mauvaises herbes, n'est fréquenté que par les monstres déformés surgis des profondeurs ténébreuses de la forêt. Aux dires des rares aventuriers qui ont réussi à approcher cette source empoisonnée et à en revenir en ayant conservé leur intégrité et leur intégralité physique, il y règnerait comme une odeur de botte pas fraîche.

Vlof se réveilla dans une maison en bois de mallorn, telle que les elfes de la nuit en construisaient, avec un affreux mal de crâne, un peu comme au début de l'histoire, avec l'explosion de l'orteil sur le pied de lit etc... Donc après s'être explosé le doigt de pieds, il ouvrit la porte et fit quelques pas la tête haute, histoire de faire bonne impression.

Elwenn Silvur était dans l'escalier qui menait à la maison du druide du village. Il devait tenir la garde au cas où l'humain se réveillerait, pour avertir la prêtresse de son réveil. Il endendit un grincement de porte, suivi par un "huoua ! *paf* *aïe* *paf* *aïe* *paf* *aïe* *paf* *aïe* *paf* *aïe*" Il n'avait pas imaginé que l'humain sortirait et tomberait de l'escalier en regardant le plafond. Il se dit «ils sont fous ces humains» et descendit voir si le gars n'était pas trop amoché.

Vlof se réveilla dans une maison en bois de mallorn, telle que les elfes de la nuit en construisaient, avec un affreux mal de crâne, un peu comme au début de l'histoire, avec l'explosion de l'orteil sur le pied de lit etc... Donc après s'être explosé le doigt de pieds, il posa la main sur la poignée de la porte, mais sa ravisa soudainement. Il avait comme une impression de déjà-vu... Comme si il avait déjà vécu ce moment. «bah!» se dit-il. Et il ouvrit la porte et sortit normalement cette fois. Mais à peine eut-il posé le pied sur l'escalier qu'une douzaine d'elfes se jetèrent sur lui et le poussèrent dans la maison en lançant des «il va encore tenter de se suicider!!». Vlof ne comprit pas un mot, et il se tortilla et mordit ce qui passait a sa portée (laissant au passage une dent coincée dans une botte en cuir) jusqu'à recevoir un violent coup sur le crâne qui le fit perdre connaissance.
Vlof rouvrit les yeux. Il était dans une maison en bois de mallorn telle que les elfes seuls en fabriquent (rappel : le mallorn est un arbre à feuilles caduques qui peut pousser démesurément haut, avec un tronc gris argenté et dont les feuilles émeraldines se teintent d'or l'automne venu et ne tombent pas). Une elfe d'allure noble présentant de toute évidence, sauf au crétin le plus avachi dans sa molle gluance cérébrale une filiation royale, était assise à ses côtés et, sur une élégante table de nuit toute ouvragée par l'inimitable savoir-faire plusieurs fois millénaire du peuple des Eldar, un énorme plateau de bouffe (viande, lembas, légumes, fruits, pain, fromage, bottes -heu non- et trucs en tout genre). Selon la coutume ancestrale tombée en désuétude dans les bonnes maisons de celui qui se réveille et qui a une faim de loup, Vlof se jeta sur la nourriture, plaçant l'Elfe et sa noblesse éminente en deuxième position.

«Heu... bonjour... dit-elle un peu plus tard d'une voix douce dissimulant une gêne contenue.

- Much much much... mugn. Koua ?

- Je suis contente de vous voir réveillé. Nous vous avons recueilli alors que vous étiez à moitié asphixyé par les relents cadavériques provenant d'une rivière qui alimentait notre village en eau. Vous avez coulé à pic avec votre équipement, nous vous en avons procuré un de rechange. Nous avons aussi retrouvé ce bizarre dessous de plat que nous avons mis dans votre sac à provisions. Nous...

- Bgeu repas jet buper (ce repas est super) - suivi un long instant de silence troublé par des mastications en tous genre.

-... Bou barliez de buoi là ?

"Oh, c'est terrible..."

L'elfe répéta lentement à son hôte qui continuait à vider les réserves de nourriture effrontément, avec une patience maternelle, ayant vu que l'acuité intellectuelle de son hôte avait dû être gravement amenuisée lors de son accident, et en ignorant que c'était là son état normal.

«La prêtresse d'Elune souhaiterait vous parler.

- Ah. Ay ebbe es chou ? *grande gerbe de nourriture et de salive mêlée sur le plancher lors de la dernière syllabe* (et elle est où?)

- C'est moi.

- Bous barlez goubent be bous à ba droijièbe bergonne? (vous parlez souvent de vous à la troisième personne ?)

- Prenez garde mon bon ami vous foutez de la sauce partout.

- Oh jut»

Après avoir vidé les assiettes et les plats de toutes leur substances, et après avoir fait retentir un borgorygme satisfait, il sortit de la chambre en compagnie de la Prêtresse d'Elune, laissant un elfe contempler tristement les plats vides à laver... Ils marchèrent un court instant, puis se rendirent à la maison de la prêtresse où Vlof raconta son histoire de bouts en bouts (la Prêtresse s'endormit discrètement au moment du passage dans la taverne naine). Une fois l'histoire achevée, elle sortit une carte de la région sur laquelle figuraient la forêt et une chaîne de montagnes.

"Vous avez une idée de ce qui peut être la cause de la mort de trois de nos villageois par intoxication alimentaire ? L'eau du village a une odeur très singulière.

- Eeeeeeeeeeeuh nan.

- Où comptez-vous aller après ?

- Bah... je comptais rester ici...

- Non mais ca va p...aaaaah malheureusement c'est impossible ceci est un Sanctuaire et il faut avoir eu un apprentissage des Arcanes pour y résider.

- Mais j'ai un enseignement des Arcanes.

- Il faut un enseignement Elfique.

- Ah... et quelle est la différence entre l'humain et l'Elfique ?

- 255 ans.

- Ah zut. C'est que je cherche à m'arrêter à une ville moi...

- Alors il faudra traverser les montagnes pour atteindre la ville humaine située derrière.

- Et c'est sans danger ?

- C'est une question de point de vue. Le scorpion n'est pas un danger pour la mangouste, de même que le Seigneur ténébreux n'en est pas un pour Mannoroth. Tout exige relativité et, même dans les affaires divines dans lesquelles les Elfes ont, souvent hélas ! pour leur malheur et bon gré malgré, à tremper les mains, l'absolu véritable n'est pas un animal qui existe.

- Vous me fichez la trouille.

- Ouais.

- Vous êtes sûr que... ?

- Nan.

- Pourtant d'habitude les Elfes sont réputés pour leur hospitalité...

- Ouais mais nan.»

Vlof, dans son dépit, attrapa un bout de fourrure blanche indéfinissable qui dépassait de derrière une grosse tablette pendant que la prêtresse se retournai pour demander à un elfe d'apporter les biscuits. Presque aussitôt quelque chose planta ses griffes dans sa main.

«OUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!! lâche ça!»

Il se met à agiter sa main vigoureusement dans l'espoir de virer l'énorme patte rayée du Tigre blanc de la Prêtresse d'Elune (crokitous, les minous en veulent tous) qui y était résolument accrochée. La prêtresse se retourna en entendant ce chahut.

«Vous êtes prié de cesser de taquiner mon chat !

- MGGNIII Lâche ça !

- GGRROO... FFCCCHHHH!!! MAAAWWW !»

Finalement une brusque secousse fit enfin se décrocher la patte du tigre qui, faisant un bond en arrière, emportant quelques bouts de peau au passage, percuta un énorme vase en bronze qui bascula. La bestiole se raccrocha sur une armoire en chêne contenant de la vaisselle en cristal Elfique dont la valeur n'avait d'égal que l'âge. L'armoire chancela sous le poids du félin qui y était cramponné et l'armoire, le tigre et le vase en bronze tombèrent pile sur le crâne d'un elfe serviteur qui disparu dans un fracas de vaisselle brisée. Nous vous informons que le tigre fut retrouvé vivant coincé dans le vase en bronze. La prêtresse furieuse ordonna à Vlof de quitter le village dans les prochaines heures. Vlof préféra partir très vite du Village en l'entendant dire qu'elle devrait le découper pour le compacter dans des boîtes de Krokitous (Krokitous, le Tigre Blanc de la Prêtresse d'Elune en veulent tous ! quoi je sais pas conjuguer ?). Vlof avait prit soin de voler la carte de la région à la Prêtresse qui s'en aperçut sans doute, vu le grand cri qui retentit un peu plus tard («AAAALAAAAAARRRRMMMMMMMMMMMEEEEEE !»). Il marcha longuement, sortit de la forêt et pénétra dans la plaine, le sac plein de lembas ainsi que de divers objets dans lesquels figuraient un babaillebell (sorte de machin crémeux bizarroïde), un feu de camps de poche, un briquet, des verroteries en toc pour négocier des terres avec les fourmis particulièrement abondantes le soir, une éponge pour éponger, un lapin pour lapiner, une gourde, le pain de nain, du lembas, et oh encore un peu de lembas. Après avoir longtemps cheminé sous un soleil implacable, il parvint en vue de la célèbre chaîne de montagnes appelée la Kokoro Mounne Tainne, ou le casse-croûte-avant-la-route, la ballade du courageux, ou simplement et moins subtilement les Dents de la Mort. Il dut cheminer encore cinq jours avant d'atteindre le pied de la montagne. Il paya le péage à un gobelin qui lui rendit un grand sourire derrière son bar («dix balles pour un péage, zut a la fin !»).

Il fallut plusieurs jours de marches à Vlof pour atteindre le premier tiers de la montagne. Il décida alors de dormir un peut dans une caverne (après plusieurs jours de marche sous un soleil de plomb, à travers déserts cuisants et blizzards hurlants, lapins mordant et pain de nain puant, vous auriez fait quoi vous aussi, au lieu de rigoler là ?). C'était en effet une riche idée car dès l'instant où Vlof se coucha une pluie tomba, devenant rapidement une forte averse qui dévala en tintibulant la montagne. Vlof s'endormit rapidement, exténué par cette marche, rêvant avec réconfort à un lit douillet qui l'attend de l'autre côté de la montagne, bercé par le crépitement mou de l'eau sur les rocs et le chant des ruisseaux dégouttant au travers des rigoles ancestrales du massif. Un bruit le réveilla. Il remua, puis se retourna. Dans la caverne était entrés un orc et un troll, complètement trempés, et ayant, vu leur regard et les haches, épées, poignards et cure-dents en tous genres qu'ils dégainèrent, une envie somme toute très modérée de partager l'abri avec Vlof. Ce dernier sortit à son tour son épée et se jeta sur eux en fermant les yeux, ayant entendu dire que la mort se voyait aussi les yeux fermés. Son pieds buta contre une pierre et il tomba en avant. Son épée remonta instinctivement et éventra proprement le troll pendant que Vlof passait entre ses jambes en raclant le sol avec son nez ; pendant son passage il se reçut sur l'échine les quatre-vingt quinze kilos de tripes qui s'étaient immédiatement déversées de la plaie béante du troll. L'orc s'aperçut que son compagnon était mort et se relança à la poursuite de Vlof qui s'était relevé en dégoulinant. Notre héros sortit de la caverne en courant, essayant de décrocher son arc pour envoyer une flèche sur l'orc. C'est alors qu'il vit une ombre devant lui. Vlof banda son arc fort maladroitement. Suite à quelques malheureuses étapes la flèche vola en l'air et le bois de l'arc sauta d'entre les mains de Vlof et alla percuter le nez de l'orc qui, perdant l'équilibre, retomba la nuque la première sur une pierre, la rompant net. Vlof par contre se prit un gros coup de poing dans le pif sans qu'il n'aie pu distinguer ce qui l'avait frappé. Il sombra pour la cinquième fois depuis le début de ce récit dans les volutes impénétrables de la perte de connaissance avec lesquelles il commençait à se familiariser. Notre héros se réveilla trempé sur le sol, sans armes, vivres, sac, orientation, cartes*. Il était seul dans la nuit.

Une bouffée de désespoir l'envahit, et son cerveau, sous le coup de toutes ces émotions, prit son élan et décocha un trait d'éloquence dont les proies au bord du gouffre et les elfes au milieu d'un troupeau de nains ont le secret.

"Merde."

Vlof commença par arpenter les environs à la recherche de la caverne et de ses armes en grellotant. Rien à faire. Il observa un pan de paroi : c'est sûr, c'est là qu'il y avait la grotte. Mais elle avais invraisemblablement disparue. Vlof commença à claquer des dents. Il réussit à définir l'endroit de sa destination grâce à l'orientation de divers trucs genre les fissures dans les rochers (truc totalement farfelu qui le conduisit à marcher dans la direction totalement inverse. Donc au lieu de traverser les montagnes il longea les crêtes. Tout seul, sans armes, vivres, sac ou carte autant dire qu'il était mort. En particulier parce qu'un géant des montagnes assez hargneux l'épiait dans l'évidente intention de l'écrabouiller comme... comme un type qui traverse les montagnes quoi. M'enfin on va pas exagérer parce que suspendu au dessus d'un feu par des Furblogs il était mort aussi. Et en insultnt le pain de nain dans l'auberge il était mort aussi. Donc faut relativiser comme disait l'autre. Vlof, le nez congelé et encombré de morve naissante éternua. Ce fut ce moment que choisit le géant des montagnes pour attaque notre pôvre héros. Comme le géant gueulait comme un malade Vlof l'entendit arriver. Celui-ci se recroquevilla dans l'attente d'un mort prochaine, et ferma les yeux. Il y eut un grand choc de pierre contre l'acier. Puis un roulement, commes des pierres dévalants une pente. Vlof resta recroquevillé pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'un voix rappelant des rochers qui s'entrechoquaient retentit.

«Oh. Le ptit, tu peux te relever !»

Vlof risqua un coup d'oeil. Derrière lui se tenait un géant.

«BWWAAAAAA !»

Vlof se mit à courir comme un dératé un peut partout dans une visibilité quasiment nulle. Il ignora totalement les «hey attend!». Vous avez déja remarqué quelque chose de très particulier ? Quand on court partout n'importe où comme un dératé et qu'on a le QI d'une huître, on finit toujours par se manger quelque chose dans la tronche. Et Vlof ne dérogea pas à la règle, en s'écrasant de tout son élan contre une paroi rocheuse qui résonna avec un Do dièse.
Vlof balança le pot de yaourt en bois dans la tronche d'un des gobelins (bunk !), renversa la table sur deux autres (splutch !) et saucissonna un troisième avec le chapelet de saucisses. Puis il attrapa une bouteille de bière et, dans un élan symbolique, la vida d'un trait. Puis, sa crise de courage passée, il prit peur et s'enfuit de la caverne sans demander son reste. Du boyau dans la montagne montaient déjà les hurlements de rage des gobelins restants forts de mauvaise humeur (on les comprends, un pot de yaourt en chêne massif dans la face ça fait mal). Mais voilà : Vlof prit une direction au hasard, et bien sûr ce ne pouvait qu'être la mauvaise, la plus dangereuse, etc. Remarquez, quand on est pousuivis par une meute de gobelins enragés, on ne choisit pas : on a pas le temps. Mais faut tout de même observer que dans toutes les grandes épopées et chansons de geste, quoi que fasse le héros, c'est jamais la bonne chose, parce que sinon les scénaristes y seraient vachement embêtés.

Une fois les cris de dépit teinté de rage loin derrière lui, Vlof s'arrêta, fatigué par cette cavalcade. Il s'assit dans la mousse près d'un arbre pour se reposer ; enfin c'est ce qui était prévu au départ. Car alors qu'il tâchait de reprendre sa respiration, des voix parvinrent à son oreille. Il se retourna (sisi j'vous jure !).

Là, sur un sentier adjacent, cheminaient tranquillement deux personnages ma foi forts étranges. Il s'agissait là d'un ours et d'un troll. Le troll en question s'avança vers Vlof, suivi de l'ours, et lui demanda :

- Hey toi, t'aurais pas de la bouffe ?

En voyant les dents acérées de l'ours se découvrir à cette question, notre héros sentit une vive envie de pleurer le saisir à la gorge.

- Heu... Non désolé j'ai rien...dit-il d'une voie frissonnante.

- Ouais parce que moi et l'ours, on est affamés ! Même pas une carotte ?

- Une carotte ?

- Ouais on est végétariens. CA POSE PROBLEME ?

- Heu nan nan répondit précipitamment Vlof, en faisant jaillir dans sa bouche un flot de sang provoqué par une morsure un peu brutale de sa langue pour s'empêcher d'éclater de rire de soulagement. Je suis navré, j'ai moi même été dévalisé.

- Bon d'après mes calculs, le gobelin et le troll vont bientôt arriver.

- Oh. De la famille à vous ?

- Ta gueule.

- Ah...Bon ben je vais pas vous déranger, je vais m'asseoir plus loin, ok ?

- Hmmmmm... Dit le troll. Puis une petite lueur passa dans ses yeux caves alors même que son ventre émettait une longue plainte. Il baissa les yeux vers l'ours.

- Grumpf ? fit ce dernier.

Vlof s'assit sur une petite pierre, dos au troll (quand on vous dit que ce gars là est naïf). Il regarda une petite fleur, toujours en essayant de reprendre son souffle. Il avait le sentiment qu'avec ce groupe il pourrait peut-être traverser la montagne et arriver à bon port. Du moins, il l'espérait, en vie.

Puis un petit -crunch- retentit dans le silence assourdissant. Intrigué, Vlof se retourna. Le troll se massait le ventre à côté d'une carcasse à moitié dévorée d'un ours.

- Vous... Vous avez mangé votre compagnon ? Je croyais que vous étiez végétarien !

- Les temps changent, petit. Ben oui, je l'ai mangé, j'avais faim. Maintenant je suis rassasié !

- Si faim que ça ?

- Hééééé oui, j'ai un assez gros ventre !

- Ohé ! cria une voix derrière eux.

Sur un chemin parallèle au premier un gobelin et un autre troll avançaient vers eux. Cet autre troll bavait étrangement. Le gobelin n'avait plus de pieds, ce qui horrifia Vlof. Le troll baissa les yeux vers les petons inexistants du gobelin.

- Heu ? Tes pieds ?

- On me les as volés pendant que je dormais ! ça fais un mal de chien et ça pisse le sang !

- EEEEK ! Je vais te faire un bandage !

- Arh ! regardez là-bas ! cria le gobelin en même temps que le troll non-baveux sortait un rouleau de Hanse à plates© et une bouteille de Mer Khur aux chromes.

Sur la route, d'un pas nonchalant, cheminait un... émeu. Un animal fort rare dans ces contrées, ce qui expliquait assurément la réaction du groupe. L'émeu marchait tranquillement sur le sentier. En dehors de son apparence qui semblait normale il avait une grande tache rouge qui parait de la bouche vers le poitrail.

- Un émeu ! ça fera un casse-croûte pour le midi, dit Vlof.

- Mais dis moi toi... t'es qui? Me dit pas que t'es censé être l'ours? demanda le troll épiété (épiédé ? anapode ? 'fin bref)

- Heuuuuu... Bein...répondit le troll piédé (piétu ?), j'ai eu un petit problème avec l'ours en fait... Je t'expliquerais plus tard, ok?

- Après avoir bouffé l'émeu, hmm ?

- Yek yek yek.

Mais tout ne sa passa pas comme prévu. Le troll rassasié s'avança vers l'émeu en sortant sa hache. Quelque secondes plus tard, il tombait sur le sol, un bon bout de gorge en moins, laquelle était mâchée ostensiblement par l'émeu.

- Merde alors! Saleté!! cria le gobelin, suivi du troll baveur.

Le gobelin, n'ayant pas de jambes, tomba dès son premier pas, glissa dans la pente et s'écrasa contre un mur dans une mare de sang. Le troll baveur vola en petits morceaux, déchiqueté de rapides coups de sabots distribués par le volatile sanguinaire. Les jambes de Vlof tremblotaient comme un tas de pudding mou (et moi c'est là que je pose haut et fort la question : a-t-on déja vu du pudding mou ? un bon cuisinier britannique ? une haltérophile olympique sexy ?). Finalement l'émeu s'avança vers lui en affichant une expression qu'on aurait pu qualifier de sadique si elle n'était pas affichée par un émeu psychopathe névrotique schyzophrène et en plus fan de Lara Fabian. Mais, contre toute attente, il s'écroula par terre comme un pantin désarticulé, déséquilibré par la disparition étrange... de ses sabots.

Vlofs ne se fit pas attendre et donc il découpa la bête. Un rat se tenait près du cadavre de l'émeu.

- Merde ! t'es qui toi !

- Gnik gnik !
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