Fanfiction Warcraft III

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Chroniques du monde d'Azeroth

Par Lestat

Prologue

Chapitre 1 : Au commencement étaient les Elfes

Chapitre 2 : L'incident de la taverne

Chapitre 3 : Le rapport

Chapitre 4 : Une nuit si paisible...

Chapitre 5 : Traqués dans les bois

Chapitre 6 : Assiégés

Bienvenu à toi, Voyageur. Mon nom ? On m'appelle a présent Gorsan le Silencieux. Pourquoi, vous le saurez bientôt. Ce nom me convient. Il est vrai que j'en ai eu des biens pires. Ou, à mon grand dam, des biens plus connus. J'ai atteint l'âge des 120 années humaines. Cette longévité, je ne la tiens pas de quelques filtres magiques ou d'une filiation elfique. J'appartiens à la race des Humains. J'était blond autrefois. Avec une belle barbe et des muscles noueux. Aujourd'hui, ma chevelure est devenu comme la neige, blanche et rare. Ma haute stature transparait encore, malgré les courbures de la vieillesse. Autrefois, dans une autre vie, j'était un mercenaire. On m'appellait alors Olrik le Sanglant, nom qui à l'époque m'allait comme un gant. Ma seule présence terrifiait et on me disait d'une cruauté sans pareils avec les ennemis. Mais qui étaient les ennemis, si ce n'est finalement les personnes que j'avaient en face de moi. Les dieux seuls savent combien d'innocents ont succcombés sous Dardelus, ma fidèle épée, sous les ordres de quelques généraux trop zélés. En réalité, je m'en rappelle parfaitement. D'ailleurs les légendes sont là pour me le rappeler. Mais je préfère croire que je l'ai oublier.

Mais je m'égare, Voyageur. Je vais te conter mon histoire. Celle d'un paysan devenu soldat, puis mercenaire, pour finir a ce que je suis aujourd'hui, un viel homme traqué pour trahison.

Voici mon histoire. Elle commence quand les Humains firent une chose qu'ils regrettèrent à jamais.
Avant de commencer mon histoire, il faut que tu lise l'histoire d'Azeroth, Voyageur, elle en vaut la peine. Tu saura alors l'orgine de tout.

Au commencement étaient les Elfes. Des êtres immortels à l'apparence frèle. Ils vivaient en harmonie avec le nature, dans les vastes prairies et aux lisières des forêts du nord d'Azeroth. Les Elfes étaient des créatures pacifiques, non par principe mais par choix. Leus longues vies leurs avaient appris que guerroyer n'apportent que peu de solution. Les Elfes habitaient des vastes et magnifiques citées, à l'apparence fragile mais d'une resitance extraordinaire. Les Elfes eux mêmes étaient des guerriers puissant, doublés d'archers redoutables. On auraient pu les prendre pour des Humains, si ce nétaient leurs oreilles pointues

Les Elfes cohabitaient avec les Nains des Montagnes d'Orciné, passés maîtres dans les exploitations minières et les technologies complexes.

Les Nains eux mêmes coexistaient avec les gobelins, bien que ceux ci préféraient vivre à la surface des montagnes ou en forêts. Forêts où l'on trouvaient les Trolls. Les Trolls étaient des êtres puissants, d'un naturels agressifs. Leurs armes étaient de petites hâches, qu'ils lançaient avec une dextérité redoutable.

Plus au Sud se trouvaient les Orcs. Les Orcs, outre leurs tailles humaines, étaient doté d'une carrure imposante. Mais on les reconnaissaient souvent par les couleurs vertes et les défenses proéminantes, dépassant de la lèvre inférieure. Puissant, les assauts Orcs étaient crains. Mais ils vivaient dans la paix depuis bien longtemps.

Et enfin, dans les plaines du Sud, se trouvaient les Ogres. Les Ogres mesuraient deux fois la taille des Elfes et étaient d'une force prodigieuse. Malgré leurs taille et leurs masses imposantes, ils étaient véloces et agiles. Certains Ogres ayant étudiés les arcanes devenaient au terme d'un long apprentissage, de puissants Mages.

Tout ces races coexistaient plus ou moins pacifiquement. Les quelques echaufourrés étaient toutefois rarement important et étaient stoppé par des interventions elfiques, plus diplomatiques que militaires.

Puis vinrent les Humains. Pour la plupart de simple paysans. Ils avaient quitté une nation devastée pour un monde plus acceuillant qu'ils espéraient trouver en Azeroth. Quand les Elfes vinrent à la rencontre des colons, ceux-ci prirent peur. Mais les Elfes de leurs voix douce et musicales leurs montrèrent leurs intentions pacifiques. Ils montrèrent aux colons leurs citées cristallines, leurs enseignèrent le survie en Azeroth.

Au fil des années, les cahutes des paysants devinrent des maisons. L'une des maison devint un palais. La colonie se transforma en une citée, Abraxas, dont le roi était Narloc, le chef des colons. D'autre cités virent le jour autour d'Abraxas, devenu capitale. Le territoire des Humains devint un royaume. Les Humains devinrent paysans pour certains, marchands pour d'autre, ou encore guerriers, explorateurs, marins...

Quand il eut son palais, Narloc était à la fin de sa vie. Il avait parcouru Azeroth, découvert les autres races. Il connaissait les Elfes. S'était rendu chez les Nains et les Gobelins où il découvris des machines volantes et une mystérieuse poudre produisant des explosions terribles une fois enflammée. Il étudia les Trolls et les Orcs et ne trouva toutefois jamais le courage de se rendre chez les Ogres.

Il avait acqui et partagé un savoir incroyable et allait s'éteindre, laissant son seul fils, Marvalis, au trône du royaume des Humains.

Marvalis ne partageait pas les sentiments de son père a propos des races en présence. Pour lui seule prévalait la nation humaine. Il trouvait les Orcs répugnants, les Nains trop ridiculement petits. Les Elfes surtout le mettait en rage. Ils se prenait pour des Humains alors qu'ils n'en étaient pas. Ils avaient aider les colons, c'est un fait, mais de quel droit se promenaient ils impunément en Abraxas et dans le royaume humain ? Ils mangeaient le nourriture humaines et certains avaient même pris femmes chez les Humains. Marvalis ne toléra plus cette situation. Son défunt père avait fait une erreur et ne les soumettant pas. Il reparerait cette erreur. Marvalis séduit les foules par ses discours. Il instaura un service militaire obligatoire et pu bientôt constituer une puissante armée.

Marvalis attaqua en premier lieu les Elfes. Ce fut sa première erreur. Les Elfes ripostèrent avec une violence inouie. Leurs flèches transpercerent les armures et leurs glaives, aussi légers que solides, et tranchant comme des rasoirs, taillèrent en pièces l'armée humaine. Marvalis sonna la retraite. Abraxas fut assiéger puis finalement laissée aux Humains, dépités. Ce jour faste est encore connu sous le nom de Grande Défaite.

Marvalis n'en resta pas là et se rendi seul chez les Orc. Usant de fourberies et de calomnies, il monta les Orcs contre les Elfes. Les Golbelins, alliés des Orcs, se détachèrent des Nains qui s'allièrent aux Elfes, selon leurs vielle complicité. Les Trolls, que l'on dit descendant des Orcs, se joignirent à eux dans la bataille. Seuls les Ogres restaient neutres, personne n'étant assez fou pour les rallier à une cause et risquer une trahison, compte tenu de leurs caractères malingres et imprevisibles.

La bataille fut terrible. Quand les Elfes l'emportèrent, au terme de quatres longues années de combats, les Orcs, Trolls et Gobelins s'en retournèrent, passablement défaits. Les pertes avaient été lourdes dans tout les camps, sauf dans celui des Humains, Marvalis étant resté neutre pour ne pas éveiller les soupçons sur son peuple.

Si les Elfes ignoraient tout de la visite de Marvalis chez les Orcs, les Orcs, eux, grondaient en silence tout en pansant leurs plaies. Quand Marvalis rendu furieux par la défaite, revint au camp Orc, il commis sa dernière erreur. Le chef du camp, Zul'Jin, dans son armures encore tout ensanglantée massacra lui même Marvalis, de sa hâche que les combats avaient emoussée. Il recupéra le crane de Marvalis, en fit un gobelet, et donna le reste du corps au Critters, créature s'apparentant aux cochons humains.

Un nouveau roi prit place sur le trone, Nardemoc le Grand, un puissant seigneur de guerre de la citée d'Arkox.

La paix revint, mais les races étaient brouillées a jamais. Et les Orcs nourissaient une haine sourde envers le peuple humain. Lentement, les Orcs préparèrent leur revanche. Bientôt, le monde allait retomber dans le chaos de la guerre.

Voilà, tu connais les origines, Voyageur. Moi, je suis né peu après la Grande Défaite. Je n'ai que peu de souvenir de cette période. Ayant attaint l'âge de travailler, j'ai commencer a apprendre le rude labeur des paysans. La terre produisait peu en ces temps troublés et je n'avait de nouvelles des batailles environnantes que par bribes, batailles qui par ailleurs ne m'interressaient guère. Mon jeune âge me rendait inconscient. Les Orcs n'étaient pour moi que des création de contes. Je trouvait les trouvaient d'ailleurs amusants avec leurs aspects balourds et leurs couleurs vertes.

Je grandis, mûrit et fini par comprendre. Comprendre ce qu'était un Elfe. Ce qu'était qu'un Orc. Comprendre que Marvalis, adulé par ses sujets n'étaient qu'un pleutre. Puis, comprendre ce qu'était une vengeance.
Je venais d'atteindre ma seizième année. En ce temps là, je m'appelai Sworn, nom donné par ma mère. Le monde était depuis une dizaine d'année rentrer dans ce qui semblait être une paix durable. Les générations avaient passé. Les Elfes avaient à nouveau des liens pacifiques avec les Humains. Mais l'Histoire ne s'efface pas. Les deux peuples avaient encore en tête la Grande Défaite. Les liens que les Elfes et les Humains avaient été altérés à tout jamais.

C'était le Mois du Soleil Jaune. Mes parents travaillaient pour un riche exploitant d'Abraxas. Selon les règles en vigueur, j'y travaillais également. Le soleil se couchait quand les blés furent enfin récoltés. Après avoir dit quelques mots à mes parents, je me rendis à la Taverne des Dragons, où soir après soir je dépensais mon maigre salaire de paysan en mauvaise bière coupée d'eau, seule boisson que m'autorisait ma bourse. On y trouvait évidement d'autres bières bien meilleures, et des boissons plus fortes. Il y avait certaines boissons elfiques, dont il fallait se méfier : malgré leur absence d'alcool elles pouvaient plonger les pauvres mortels que nous étions dans des états d'hébétitude ou au contraire de surexitation, selon les mélanges pratiqués.

J'entrais donc dans la Taverne. Elle était sombre, malgré la présence de torches. Je m'assis à une table et attendit Zoldac et Kumnur, mes deux compagnons, paysans comme moi, sans le sou ou presque comme moi, qui aiment à refaire le monde devant une infâme bière bon marché, comme moi.

J'observai les clients : une troupe de soldats en armure buvaient un vin de l'Est. A une table, un marchand ventait les mérites de je ne sais quelles inutilités. Plus loin, dans le coin le plus sombre, j'aperçu un groupe d'Elfes. Des chasseurs probablement : ils portaient des arcs et des poignards finement ciselés. L'un d'eux fumait de l'Herbe à Rêves. Cette herbe elfique a pour réputation de développer les sens et de fournir des visions à celui qui la consomme. Si l'Herbe à Rêves est interdite aux Humains, chez qui les effets peuvent être désastreux, on peut en trouver chez certains marchands ou encore dans certaines parties mal-famées des villes.

La porte de la taverne s'ouvris. Mes amis entrèrent. Zoldac, de taille moyenne, les cheveux bruns, entra le premier. Kumnur, véritable colosse, les cheveux aussi noirs qu'un corbeau entra à ça suite. Kumnur était le plus âgés avec ses dix-huit années. A voir son physique et son air peu affable, on aurait pu le croire d'un caractère bouillant. Mais il n'en était rien. Kumnur était calme et posé. A l'inverse, quand ses rares colères éclataient, il en devenait effrayant. Zoldac avait mon âge, était joyeux en toute circonstance. Il ne cherchait que rarement la bagarre, bagarre qu'il gagnait d'ailleurs souvent.

- Bien le bonsoir Sworn ! me lança Kumnur

- Bonsoir, dis-je en faisant signe au tavernier, qui nous connaissaient assez pour savoir ce que l'on buvait soir après soir.

Les bières arrivèrent.

- Elles se bonifient avec l'âge, ne trouvez-vous pas ? elles ne sentent plus la pisse de gobelins..., fit Zoldac

Pour ma part, cette bière était aussi infecte que les précédentes.

- Cela ne vaut pas la bière orque, c'est évident, dit Kumnur

La bière orque, Voyageur, a la réputation d'être la meilleure. Mais en ces temps, elle demeurait introuvable. Depuis la Grande Défaite, les Orcs avaient en effet coupé tous contacts avec les Humains et les Elfes.

Zoldac tenta de finir sa bière sans grimacer de dégoût. C'est à cet instant précis que l'incident se produisis.

Nos regards furent attirés par un mouvement au fond de la taverne, a proximité des chasseurs Elfes. Un des soldats de la troupe, passablement ivre, se dirigeait vers les Immortels, en beuglant des jurons et des incohérences.

- Maudit soyez-vous, misérables sous-hommes ! ! hurla t'il. C'est à cause de vous que tout ceci ce produit ! !

De quoi parlait-il ? Nous n'en savions rien. Sans doute avait-il perdu un parent ou un ami lors de la Grande Défaite, ais-je supposé. J'appris plus tard que cette supposition était fausse.

- Je vais vous faire payer ! !

- Jonas, calme-toi, revient t'asseoir ! fit un soldat, apparemment gradé

- Que nenni ! Répondit Jonas tout en tirant son épée.

- Pas de bagarre dans mon établissement ! Cria le tavernier en sortant un gourdin de son comptoir.

Le silence s'installa. Le dénommé Jonas était là, debout, titubant, son épée brandie de sa main rendue malhabile par l'alcool. Les Elfes n'avaient pas bronchés. Ils étaient restés assis. A peine le regardait-il.

Puis tout alla très vite. Jonas se rua sur les Elfes.

L'un des Elfes se releva brusquement, et décocha une flèche si rapide que son souffle fit vaciller la flamme d'une torche. Jonas s'écroula, une flèche en travers de la main, son épée gisant à quelques mètres de là. La scène n'avait durée que quelques secondes. L'Elfe se rassis, passa une main dans ses longs cheveux et repris sa pipe d'Herbe à Rêves. Jonas, que le choc n'avait pas déssoulé, se tenait la main en jurant.

Le gradé qui avait rappelé Jonas à l'ordre se leva à son tour. Il releva son soldat et le rejeta sans ménagement sur son siège. Puis il se rendit à la tables des Elfes. L'un d'eux, le voyant approché, dit quelque chose en elfique et toute la troupe se leva, la main sur leurs poignards.

- Cet imbécile est ivre. Il ne sait plus ce qu'il dit. Nous ne tenions pas à vous insulter.

Un Elfe portant une superbe tunique d'un vert transparent pris la parole. Sans doute le chef du petit groupe. Non Voyageur, il n'y avait plus de doute possible : La tresse ornant ses longs cheveux était le symbole du Dak'tuna , ce qui est le signe du commandement suprême et de la magie blanche.

- Messire Laugerias. Je vois dans votre coeur la sincérité. Aussi cet incident n'aura nulle répercussions. Toutefois je vous demanderai de sortir de cette taverne...

- Comment savez-vous mon nom ? Fit le gradé.

L'Elfe le regarda d'un air pénétrant. Laugerias pris peur

- Comme il vous plaira..., bredouilla t'il

Les soldats sortirent.

Les Elfes se rassirent. Ils reprirent leurs conversations. Mais le coeur n'y était plus. Bientôt ils sortirent à leur tour et regagnèrent leur cité de cristal.

Nous avons fini nos bières et avons regagné nos habitations, en silence.

Avec le recul de l'âge, Voyageur, je perçois des choses que je n'avais pas perçu auparavant. Ainsi je puis te dire que l'atmosphère dans les rues était inhabituelle. Il y avait une tension palpable. Même la taverne, si animée habituellement, m'apparaît quand j'y repense anormalement vide et silencieuse. La réflexion du soldat Jonas, les excuses de Laugérias auraient du me mettre la puce à l'oreille.

Ce n'est qu'en arrivant à la maison que j'appris.
En arrivant à la maison, j'ai découvert mes parents qui m'attendaient. A côté d'eux se trouvait un sergent, reconnaissable aux armoiries particulières qu'il portait sur son armure et évidemment à la double hache qu'il portait en bandoulière, en plus de son épée de combat.

Le sergent commença à parler. Il me dit que j'allai entrer dans l'armée. Il me dit qu'il fallait se tenir prêt. Qu'il fallait m'entraîner. Puis il me parla des Orcs. Des Trolls. Des Gobelins. Et des Ogres.

Vois-tu Voyageur, je me rappelle avoir suivi le sergent jusqu'à la caserne d'Abraxas. J'y suis rester quatre ans. Les rapports avaient enregistré une agitation inhabituelle dans les régions du Sud. On disait que les tribus Orcs s'étaient rassemblés. Que les forges orque de Kaz'Modan avaient recommencé à fonctionner. Que les Trolls commençait à quitter les forêts environnantes le royaume Humain pour une mystérieuse destination. Que les Gobelins étaient partis du jour au lendemain. Et surtout on disait que les Ogres avaient quitté leurs chères plaines. On m'avait mobiliser, comme tout ceux de mon âge. Rien n'était sur. Mais ces mouvements inquiétaient le roi Nardemoc.

On m'appris donc le métier des armes pendant deux années et je fini par en savoir assez pour être apte à survivre au combat. La rumeur des mouvements orcs s'étant tassée, je pouvais retourner à la vie civile. Un gradé me proposa néanmoins de faire carrière dans l'armée. La solde étant plus avantageuse que la paie d'un paysan, j'accepta. Je devint un soldat de deuxième classe, un Footman dans le jargon militaire, et j'espérai bien évoluer vers la chevalerie.

Les années passèrent. Je devint lieutenant puis chef de section. J'avais ainsi sous mes ordres une escouade de Footman entraînés par mes soins.

J'avais 25 ans et Azeroth était calme. Jusqu'à la venue du rapport.

Le rapport provenait d'un petit poste avancé du Sud, juste avant le territoire Orc.. Le rapport parlait d'une attaque. J'y fus dépêché avec ma section afin de rendre compte de la situation.

Le voyage se déroula calmement. J'étais heureux : enfin un peu d'exercice. Mes rares permissions étant consacrées à mes parents et à mes amis, je n'avais que rarement eu l'occasion de sortir d'Abraxas. Voici ce que j'ai retranscrit mon journal, Voyageur, que j'ai rédigé au moment des faits. Ainsi le récit n'en sera que plus clair. Et je n'aurai pas à me remémoré ces pénibles moments.

" Le voyage est long jusqu'au sud : nous devons embarqué sur un navire au port de Abramlac, grande citée côtière, qui nous conduira jusqu'au port de Seilmar, aux alentours des Montagnes d'Orciné. De là, nous devons continuer à pied, traversé la Forêt de Wal'Porg pour enfin arrivé à l'avant-poste que mentionne le rapport.

Quand je suis arrivé sur place, tout n'était que flamme et chaos. Le fortin est entièrement rasé. Partout se trouve des corps démembrés. Les rares survivants en état de parler ne font que répéter ces mots, " la Horde ! ", " la Horde !". J'ai exploré ce lieu de cauchemar et je découvris certains corps qui n'étaient pas humains. Aucun doute, il s'agit d'Orcs. J'ai fait envoyer un messager à Abraxas : les Orcs ont attaqué. Je me maudis de ne pas avoir demander des renforts par la même occasion.

Le messager parti, je fais construire un camp de fortune et organise des tours de garde. Les Orcs ont massacré tout le monde et ne sont sûrement pas loin. Il faut se tenir prêt à une nouvelle attaque. "

Voilà ce que j'ai noté. Je vais te raconter la suite du récit moi-même, Voyageur. Bien que je n'en ai aucune envie, je me sens à présent la force de le faire.

La Horde. Ces mots, Voyageur, ils hantent encore mon sommeil de vieillard.
Je n'ai jamais oublié cette nuit, Voyageur. La nuit tombait et s'annonçait calme. C'était la pleine lune. Les grillons chantaient. Les divers feux de camps donnaient un aspect féerique au camp. On se serai cru en permission.

J'observe le camp : à défaut d'une palissade, j'ai fait placer creusé un fossé et placé des épieux tout autour de la zone. Des sentinelles placées aux points cardinaux s'y relaient. Les Hommes ont monté leurs tentes. Je suis songeur : du bois et de la toile, voilà nos défenses ! Mais j'ai confiance en mes Hommes. Ils sont une centaine, solides et courageux. Mais ils ont un point faible : tout comme moi, ils sortent de la caserne et n'ont jamais combattu.

Soudain une sentinelle vint me voir : quelque chose bouge dans les fourrés.

- Que tout le monde se tienne prêt, fait passer le mot, ais-je répondu à la sentinelle.

Peu à peu les Footman sortirent de leurs tentes, armes à la main. J'ordonne une formation serrée puis j'attends. Il y a quelque chose là bas. Je sens une présence. Soudain, un bruit à gauche. Puis un mouvement à droite. Quelque chose arrive. Et arrive vite.

Un des blessés que nous avions découvert auparavant devint tout pâle et, au bord de la folie, s'écria " La Horde ! . Je le fais rentrer dans une des tentes pour n'affoler personne. Mais moi-même je commence à ressentir la peur. Je ne savais alors pas ce qu'était la Horde, mais je la redoutais déjà.

Soudain, un terrible rugissement déchira la nuit. Et ce fus l'enfer.

Ce n'est que lorsque l'une des sentinelles s'écroula, décapité presque proprement par un Orc que j'ai réagi. Les Orcs arrivaient de tous côtés en poussant des cris horribles. Leurs haches luisaient au clair de lune.

- REPLI AU CENTRE ! Ais-je hurler.

Mais il était trop tard pour organiser une défense convenable. Le chacun-pour-soi a alors pris alors ses droits. Comment décrire cette bataille ? Partout les têtes volent, des silhouettes s'effondrent. Un Footman terrorisé embroche un Orc ensanglanté. Un autre est achevé à coup de bouclier, l'épée du soldat s'étant brisée. Un lieutenant se bat simultanément avec deux épées et abat ainsi une dizaine d'assaillant avant de s'effondrer, une hache entre les omoplates. Moi-même suis aux prises avec deux Orcs. L'un tente un coup d'estoc. M'étant baisser pour éviter la hache meurtrière, son comparse en profite pour m'assener un coup que je peux éviter en roulant sur moi-même. Je me relève prêt d'un feu de camp, attrape une branche enflammé que je plonge dans le visage de l'un de mes adversaires. Une odeur de cuir brûlé se fait sentir et l'Orc s'écroule en hurlant. Le deuxième, décidé à venger son compagnon se jette sur moi, son arme en avant. Je me laisse alors tomber à terre, l'épée en avant, afin qu'il s'empale sur ma lame. Je me relève pour affronter un autre adversaire. Les Orcs sont partout. Quand l'un tombe, il en survient un nouveau, prêt à en découdre. Leurs haches tranchent, décapitent, démembrent. Nos armures paraissent ridicules face à leurs lourdes cuirasses et leurs casques à cornes. J'ai cru que cette nuit sera ma dernière.

Au petit matin nous avions repoussé les Orcs. Du moins c'était ce que nous nous disions pour réparer nos ego meurtris. En réalité, les Orcs s'étaient tout bonnement replier, lasser de ce combat trop facile. Et assurément dans le but de faire connaître au roi Nardemoc ce qu'était la Horde et sa puissance. Ce combat n'était donc pour les Orcs qu'une sorte d'ultimatum.

De ma centaine d'Hommes, il n'en reste qu'une vingtaine, et en piteux état. Le camp est jonché de morts. Après avoir brûlé nos morts selon les rites, nous sommes retournés vers Abraxas, sans pourtant avoir reçu l'ordre de le faire. Cela équivalait à une désertion, mais cela m'était égal. Je ne voulais pas rester un instant de plus en ce lieu dévasté.
Sais tu ce qu'est la peur Voyageur ? Je ne parle pas de la peur du noir, mais de la vraie peur. Celle qui paralyse. Qui te donne brutalement conscience de ce que tu es : un être Mortel et vulnérable. Ce sentiment, je ne l'ai ressenti que trois fois. La première, ce fut dans ces bois, alors que nous progressions péniblement vers le port de Seilmar.

Les bois n'étaient pas menaçants, mais il se dégageait une atmosphère particulière qui rendait mal à l'aise. Tout était silencieux. Nous avancions en faisant le moins de bruit possible, en parlant à mi-voix. Le soleil peinait à percer la lourde voûte des arbres et il régnait ainsi une pénombre constante. A la tête de ma section décimée, j'avançais avec précaution. Dans de telles conditions, se perdre est facile et passer une nuit dans ce bois ne m'enchantait guère. Mais j'avais demandé une collecte de bois afin d'être prêt si nous devions le faire.

Alors qu'ils auraient pu tous nous massacrer, les Orcs nous avaient laisser partir. C'est un fait, mais nous n'étions pas en sécurité pour autant. Selon mes ordres, chaque Footman avaient emmené le maximum d'armes. Chaque homme avait ainsi au moins deux épées et un bouclier de rechange. Nous avions également quelques haches orcs, lourdes à manier mais au poids sécurisant. J'en portais moi-même une.

La fin de journée approchant, je fis faire une halte dans une petite clairière. Le chemin restant me rendait pessimiste.

On m'informe alors qu'un Footman nommé Clarg manque à l'appel. J'envoie des Hommes à sa recherche. Ils se sont enfoncés dans les bois. Quand nous les avons revus, ils étaient morts. Leurs corps portaient des blessures apparemment faites avec un caillou tranchant ou bien une hache. Mais quand nous avons comparé avec nos haches orques, ces blessures étaient plus petites. Les blessures étaient profondes, faites pour donner la mort au premier coup. Je fis une expérience certes répugnante mais nécessaire. Je choisi parmi ma troupe un colosse qui s'était particulièrement illustré lors de la bataille de la nuit passée et lui demanda d'assener de toutes ses forces un coup de hache au cadavre le moins abîmé. Il se montra évidemment réticent mais on ne discute pas un ordre. J'essaie de commander au plus juste. Mais il faut parfois rappeler les liens hiérarchiques, quitte à se faire des ennemis. Mon homme s'exécuta et ne parvint pas à infliger des dégâts similaires aux corps. Un humain n'avait pu faire cela. Ce n'était pas une blessure d'arme orque. Je me mis à penser à une arme de jet. Une petite hache légère, lancé par un bras puissant. Qui possèdent de telles haches ? Comme je l'ai expliqué, ce style de hache est une arme réglementaire des sergents humains. Et des Trolls.

- On lève le camp ! Exécution !

Mon ordre est sans appel. Il faut partir sur-le-champ.

Mais nous n'étions pas seuls dans ces bois. Ils nous épiaient, nous suivaient, guettant la moindre défaillance, la moindre perte de vigilance. Nous les avons vus à plusieurs reprises. Leurs couleurs vertes les confondaient parfaitement avec les fourrés environnantes. Et toujours cette expression de haine et de défi sur le visage. Ils étaient six. Six Trolls armés. Qu'attendait-ils pour attaquer ? Une opportunité, un effet de surprise. S'ils n'avaient pas l'avantage numérique, ils connaissaient parfaitement les bois et chaque arbres, chaque buissons pouvaient être un lieu de traquenard.

Les hommes devenaient nerveux. Nous avancions, ils nous suivaient, nous devançaient, nous forçaient à prendre d'autres directions.

Attaquer dans ces conditions aurait été un suicide. Nous le savions, ils le savaient. Etions-nous encore libres de nos mouvements ? Avec le recul, je peux dire que non. Imperceptiblement, ils nous dirigeaient.

Si seulement nous étions tous à découvert ! Nos armes auraient taillé en pièces ces Trolls. Mais dans les bois, les règles changent.

A bout de nerf, je fais arrêter ma troupe en un lieu plus dégagé. Ce suspens était insupportable. Nous combattrons, jusqu'au dernier s'il le faut. Les Trolls ne se montrèrent pas. Mais ils étaient là, nous le savions.

Soudain, le dernier de mes lieutenants s'écroula, la moitié du crâne emporté par une arme troll. Je vis une hache se planter latéralement dans un tronc d'arbre. Au même instant, un Footman tomba lentement. Avant de finir sa course dans le tronc, cette même hache l'avait écorché vif. Invisibles, les Trolls nous tiraient comme des lapins, perchés sur de hautes branches.

Nos boucliers ne tenaient pas longtemps et tombaient en pièces sous cette pluie mortelle. Même à couvert nous étions vulnérables. C'est alors que j'aperçu une petite caverne en contrebas. Notre seule chance de salut. Encore faut-il y arriver vivant.

J'ignore encore comment, mais nous y sommes arriver. Bien sûr, pas au complet, pas indemne, mais nous y sommes arrivés.

Nous ne sommes plus que dix. Mais nous pouvons enfin organiser une défense convenable. C'est un jeu psychologique qui s'instaure à présent. Si nous sortons, les Trolls nous tuent. Si les Trolls attaquent la caverne, nous sommes là pour les recevoir comme ils le méritent.

Mais si nous avons des armes, nous n'avons que peu de vivres. Et cela, j'espère que les Trolls l'ignorent, ou bien je ne donne pas chère de notre peau.
Voici ce que j'ai retranscrit dans mon journal au moment des faits :

"Cela fait trois jours que nous sommes dans cette caverne et nous ne pouvons pas sortir. Les Trolls nous attendent. Ont-ils des renforts à présent ? Parmi ma compagnie, nul n'ose se prononcer à ce sujet. Nous affûtons nos armes. Nous attendons. "

4ème jour : La nourriture baisse. Les gourdes se vident. La situation épuise les hommes. Dans la nuit, j'ai envoyé un volontaire chercher des renforts, espérant, la nuit aidant, une baisse de vigilance des Trolls. Que n'ais-je pas fait là ? A présent sa tête gît à l'entrée de notre abris, jetée par des Trolls ricanants.

5ème jour : Nos réserves de nourritures touchent à leurs fins. Il n'y aurait qu'à sortir, cueillir les fruits qui se balancent sur l'arbre devant nous. Mais nous ne pouvons pas et la situation m'enrage. Ce n'est plus une bataille, c'est un siège. J'ose espérer qu'Abraxas, ne recevant pas de mes nouvelles, enverra un détachement à notre rencontre. Mais il faudra encore qu'ils nous trouvent, enfoncés que nous sommes dans ces bois.

8ème jour de siège : Nous sommes au plus mal. Nous n'avons rien à manger, et pas plus à boire. Les Trolls ont renforcé leurs forces. Ce n'est plus la poignée qui nous a attaqué dans les bois. Ils vont attaquer d'un instant à l'autre. Nous y resterons tous. Malgré tout, nous ne pouvons pas accepter l'idée de nous rendre. Je dis aux hommes de se tenir prêts pour l'ultime combat. Nous ne mourrons pas en lâches.

Je regarde mes Footmans. Ils ont dans leurs yeux une détermination qui ne trompe pas. Ils ont conscience que leurs fins est proche, mais cela n'entame pas leur courage. Nous commençons une célébration en l'honneur des dieux. Au dehors, les Trolls avancent vers nous. Bientôt, je vais devoir me lever, prendre mon épée et donner mes derniers ordres."

Epuisés et affamés, nous nous sommes rendus à la bataille. C'étaient perdus d'avance, nous le savions tous. Dehors, les Trolls nous attendent. Je n'ai pas de plan de bataille, pas de stratégie, mais j'avance, mon épée à la main. Mes Footmans me suivent. Certains peuvent à peine marcher à cause des privations. Une fois sortis de la caverne, le soleil nous aveuglent. Mais les Trolls n'attaquent toujours pas.

C'est alors que l'un d'eux s'avance. Il me tend un parchemin et de son affreuse voix gutturale me dit de le remettre au Roi Nardemoc. J'entends de petits sifflements autour de moi et alors que je me retourne, j'aperçoit mes compagnons à terre, baignant dans leur sang, transpercés de haches. Le Troll me répète sa requête, se retourne et toute la troupe disparaît dans les bois. Me voilà seul, assurément porteur d'une déclaration de guerre.

Je ne sais pas comment, Voyageur, mais j'ai fini par atteindre Seilmar puis les remparts d'Abraxas.
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